Ah! de l'aiguillette de canard, c'est bon!
Monday, March 04, 2013
Salon of Agriculture
Cows, ducks, horses, sheeps and goats, with a little litchis rum punch from the islands in Paris? Oh yes it's possible. This week end, we went to visit the Salon of Agriculture, at Porte de Versailles. The biggest show of this kind, the Salon happens once a year in Paris. This year was their 50 th birthday, so we went for a visit.
Location:
Paris, France
Saturday, February 23, 2013
Little India in Paris
Chai chai chapati!
"Let's go for a samosa and a cup of chai in Paris" I say to my friend.
"Is it possible?" he asks.
"Of course it is! Come on, get up your ass, and let's go."
"Let's go for a samosa and a cup of chai in Paris" I say to my friend.
"Is it possible?" he asks.
"Of course it is! Come on, get up your ass, and let's go."
Location:
Paris, France
Thursday, February 21, 2013
Houellebecq
Michel Houellebecq serait t'il un bouddhiste sortant du closet? Lisant La carte et le territoire, je trouve ce passage décrivant "l'artiste" selon Houellebecq. Ce qu'il décrit parle d'un des thèmes principaux du bouddhisme, c'est a dire l'impermanence.
L'artiste, un être soumis face à l'impermanence des choses et du monde. Peut être...mais alors...sommes nous tous des "artistes"?
"...-Jed devait être interroger à de nombreuses reprises sûr ce que signifiait, à ses yeux, le fait d'être un artiste. In ne devait rien trouver de très intéressant ni de très original à dire, a l'exception d'une seule chose, qu'il devait par conséquent répéter presque à chaque interview: être un artiste, à ses yeux, c'était avant tout être quelqu'un de soumis. Soumis à des messages mystérieux, imprévisibles, qu'on devait donc faute de mieux et en l'absence de toute croyance religieuse qualifier d'intuitions; messages qui n'en commandaient pas moins de manière impérieuse, catégorique, sans laisser la moindre possibilité de s'y soustraire- sauf à perdre toute notion d'intégrité et tout respect de soi-même. Ces messages pouvaient impliquer de détruire une œuvre, voire un ensemble entier d’œuvres, pour s'engager dans une direction radicalement nouvelle, ou même parfois sans direction du tout, sans disposer du moindre projet, de la moindre espérance de continuation.
C'est en cela, et en cela seulement, que la condition d'artiste pouvait, quelquefois, être qualifiée de difficile..."
Michel Houellebecq: La carte et le territoire. p 106
Location:
Paris, France
Tuesday, February 19, 2013
OrganiKarT collection
New jewerly collection from Nepal at OrganiKarT

Bone skull malla.
Buddha and Om Mane Padme Om pendants, metal and stones.
Location:
Kathmandu 44600, Népal
Monday, February 18, 2013
Khaptad national parc
Lentement mais surement, j'organise mes photos de trek et autres beautés du Népal.
Voici quelques photos d'une trek dans le far West du Népal, dans le park national de Khaptad a 3 300 mètres d'altitude.
Les photos sur mon blog de voyage Nepalais: http://manue.nepal-travel.org/2013/02/18/khaptad-national-park/
Vous pouvez lire un article sur la trek au lac de Rara au parc national de Khaptad ici en anglais.
Voici quelques photos d'une trek dans le far West du Népal, dans le park national de Khaptad a 3 300 mètres d'altitude.
Les photos sur mon blog de voyage Nepalais: http://manue.nepal-travel.org/2013/02/18/khaptad-national-park/
Vous pouvez lire un article sur la trek au lac de Rara au parc national de Khaptad ici en anglais.
Sunday, February 17, 2013
Gajar ko halwa
J'adore les desserts indiens. Trés sucrés, et pour la plupart à base de lait, ils sont une délicatesse à ne pas manquer durant vos voyages indiens. Si certains desserts indiens demandent des ingrédients parfois
difficiles à trouver, je vous présente aujourd'hui une recette facile et
rapide. Elle peut être faite avec des ingrédients que vous pourrez
trouver dans n'importe quel supermarchés.
Le halwa, est un dessert traditionnel qui peut prendre de nombreuses formes. La cuisine est toujours meilleure quand on s'amuse, alors, soyez créatifs dans sa préparation. Rappelez vous: c'est vous l'artiste! Celons vos gouts, mettez plus ou moins de sucre, noix et fruits dans la recette.
Voici le gajar ko halwa, c'est un dire un halwa à la carotte.
Pour cette recette il vous faudra:
- 6 a 8 carottes
- des graines de cajous ou des amandes
- raisins secs
- de la ghee (beurre clarifié), ou bien du beurre
- lait
- sucre
- des graines de cardamome
- gingembre
Suggestions:
- semoule, si vous voulez un halwa à la semoule
- vous pouvez utiliser un paquet de fruits secs et de noix.
- à la place de lait et sucre, utilisez un peu de lait concentré.
Râper vos carottes finement. Faites les revenir dans du beurre, ou bien dans du ghee, pour 5 minutes environs. Vous verrez que les carottes changent légèrement de couleurs, devenant plus claires. Ajoutez vos épices, noix, et raisins, et recouvrez le mélange de lait. Laissez mijoter quelques minutes en remuant jusqu’à ce que le lait ce soit évaporé. Ajoutez le sucre, laissez cuire quelques minutes pour que le sucre fonde.
Une fois le mélange cuit, mettez le dans un plat. Décorez à votre guise, avec des noix de cajous ou fruits secs. Servez et régalez vous!
Vous pouvez faire un halwa à la semoule. Ajoutez de la semoule avant le lait, et le tour est joué. Il vous faudra juste bien remuer durant la cuisson. A vous les artistes!
Le halwa, est un dessert traditionnel qui peut prendre de nombreuses formes. La cuisine est toujours meilleure quand on s'amuse, alors, soyez créatifs dans sa préparation. Rappelez vous: c'est vous l'artiste! Celons vos gouts, mettez plus ou moins de sucre, noix et fruits dans la recette.
Voici le gajar ko halwa, c'est un dire un halwa à la carotte.
Pour cette recette il vous faudra:
- 6 a 8 carottes
- des graines de cajous ou des amandes
- raisins secs
- de la ghee (beurre clarifié), ou bien du beurre
- lait
- sucre
- des graines de cardamome
- gingembre
Suggestions:
- semoule, si vous voulez un halwa à la semoule
- vous pouvez utiliser un paquet de fruits secs et de noix.
- à la place de lait et sucre, utilisez un peu de lait concentré.
Une fois le mélange cuit, mettez le dans un plat. Décorez à votre guise, avec des noix de cajous ou fruits secs. Servez et régalez vous!
Vous pouvez faire un halwa à la semoule. Ajoutez de la semoule avant le lait, et le tour est joué. Il vous faudra juste bien remuer durant la cuisson. A vous les artistes!
Sunday, February 10, 2013
Rara tal
Lac de Rara.
Une collection de photos d'une trek au lac de Rara dans l'ouest du Népal, dans le district de Mugu. Le lac le plus haut du Népal, perché a 2,990 metres d'altitude.
Vous pouvez lire un article sur la trek de Rara au parc national de Khaptad ici en anglais.
Saturday, February 09, 2013
Terre mère 2
Liberté Egalité Fraternité, tout cela m’a façonné, une image à la fois, j’en suis consciente. Pourtant, cette terre mère qu’est mon pays, je n’y ressens aucun attachement particulier, sauf que j’y suis née et donc y aie certaines facilités qui deviennent vite juste règles de vie. La France fait partie de mon histoire, tout simplement, ni plus ni moins. Mes parents y vivent, et j’aime bien une bonne baguette tradition avec un bout de camembert. La France est assise sur un superbe territoire, du sommet le plus haut d’Europe, au plateau du Larzac, des océans aux rivières et lacs, c’est une belle géographie. Ca c’est une belle France dont j’aurais presque pue être fière, si je pensais que la nature nous appartienne.
Terre mère
Pourquoi revient-on s’il n’y a pas de retour possible ?
Je ne sais pas. Cette question de « maison », de patrie mère, elle aussi change de réponse au fur et à mesure que le grand voyage dans la vie avance. Il y a de ces questions qui sont trop grandes pour nous, mieux vaut les laisser circuler, sinon on arrête un peu d’avancer. A propos de mon pays d’origine, je n’ai jamais ressentie aucune fierté particulière d’y d’être née. Je suis née en France, et alors ? Cela m’a permis une certaine éducation, une certaine forme de liberté. Cela n’est pas une fierté, c’est un fait, c’est tout. D’ailleurs, je dois cette éducation plus à mes parents qu’à mon lieu de naissance. Alors, que veux-t-on vraiment dire par « mon pays natal » ?
Friday, February 08, 2013
La suite...
Il est temps que je consolide. c'est-à-dire, que j'organise mes écrits
et photos. J'ai la mauvaise habitude de me disperser. Telle une abeille,
je butine ici et là, je blogue, je test des plates-formes, bref je joue
comme une enfant s'amusant avec le temps.
Monday, February 04, 2013
Partir et revenir
Paris. Un hiver.
De retour en France, je me mets lentement à lire des récits de voyages, une catégorie de livres que je n’ai pas encore vraiment explorée. Je suis plus habituée à lire des vieux traités de religions/philosophies et autres obscurités métaphysiques. « Des livres chiants », comme dit mon père. Une nouvelle période de ma vie s’ouvre, et les livres suivent avec. Peut être qu’avec l’âge, les questions m’intéressent moins. Je sors donc des textes dans lesquels les écrivains se posent des questions trop compliquées pour y trouver des réponses. Je laisse « qui suis-je et dans quelle étagère » pour d’autres, moi, je n’ai trouvée qu’un être en évolution constante. Je lève la tête de mes grimoires, et trouve des récits pour me faire rêver dans la grisaille du métro parisien. Je continue de lire Alexandra David Néel, un livre a la fois. Puis je découvre Joseph Kessel, un bourlingueur a l’œil aiguisé comme un couteau a double tranchant.
Et puis, je lis des récits dans expemag, et je me dis que c’est une bonne idée de s’inspirer de tels récits pour de mon cote partager quelques pensées.
Une des questions qui revient souvent est a propos de voyage.
Ah, le voyage, un bien grand sujet qui a remplie bien des pages. Et d’abord, pourquoi partir ? Pourquoi revenir et peut on vraiment revenir ? Et puis, qui sont ces voyageurs ?
Le mot « voyage » est intéressant. Pour moi, le voyage c’est la vie. Toute notre vie nous voyageons, car a travers nos marches a travers le monde, c’est bien une découverte intérieure dans laquelle nous nous aventurons. Ces questions concernant le voyage sont comme le mantra silencieux de l’explorateur. A un moment, ou bien a un autre, il se les posera. Il va, c’est tout, sans jamais vraiment savoir ce qui l’attend. A un moment, tout le monde se posera cette question. Assis devant un feu de bois, ou bien assis tranquille dans son salon regardant un documentaire d’autre part, les voyageurs rêvent et continuent de faire rever.
Pour certains ces questions passent comme un nuage, pour d’autres elles deviennent une obsession, d’autres les vivent, tout simplement, sans se poser trop de questions.
Pourquoi part-on ?
Peut être y a-t-il autant de raisons de partir que de voyageurs. Chacun sa valise a la main, chacun son passe, chacun ses rêves. On a tous à un moment ou à un autre penser a partir, à tout quitter. Ras le bol de tout, on veut passer à autre chose. Mais voila, il y a la famille, il y a les maisons et autres attachements, et puis il y a la vie. La vie elle est aventure, et c’est un autre chemin. L’aventure, c’est l’incertitude, c’est le moment, c’est le lâcher prise.
Alors, la grande aventure, certains la vivrons, ceux la sont très rares. Comme des oiseaux exotiques, ils ont un je ne sais quoi dans les yeux comme si ils appartenaient à un autre monde. Ceux la, gardent l’immensité du ciel tatouer sur leur visage, des sourire grand comme l’océan aux lèvres. D’autres, bien plus nombreux, gouteront des bouts ici et la, et cela suffira, parce qu’âpres tout, le voyage n’est pas fait pour tout le monde, et tout le monde n’est pas fait pour le voyage. Chacun ses rêves, chacun ses marches à gravir.
Pour moi, partir a toujours sembler une évidence. Gamine, je me baladais avec un sac, et je disais fièrement : « je pars ». Je ne savais ni ou aller, ni même qu’il y avait un monde dehors. Le désir de partir a la découverte est venue bien avant de savoir qu’il existait un monde en dehors de mon petit confort d’enfant. Mes premières découvertes ont étaient faites en colonies de vacances et en voyages familiaux. Très rapidement cette envie de voyager s’est installée en moi, pour ne plus me quitter. La vie ne pouvais m’enfermée dans une cage, j’avais besoin de respirer et de bouffer de la liberté jusqu'à m’y perdre, seulement pour mieux me trouver. Enfant sauvage, je voulais juste partir et être libre.
Alors un jour, je suis partie. J’ai pris mon sac, mon journal et mes pieds, et j’ai pris la route…
On ne peut pas revenir du voyage. On ne peut jamais revenir pour la simple raison que nous ne sommes plus les mêmes. Revenir serait comme de demander que les jours de la semaine reviennent en arrière. Le temps passe, on ne peut pas le retenir. Revenir serait comme de vouloir retourner a notre enfance, ce n’est pas possible parce que nous avons grandis. Durant le voyage, nous avons remplis nos yeux de milles et une nuit, nous avons vue qu’il y a d’autres manières de vivre. Nous nous sommes enrichis. Nous avons changé, nous ne pourrons jamais revenir, parce que nous ne sommes plus les mêmes.
Le voyage nous change, inexorablement, sans retour en arrière, pour le meilleur et pour le pire. Le voyage nous a fait découvrir que la famille est aussi les gens que l’on aime et avec qui on partage des moments forts et doux. On découvre que la famille n’est pas seulement les gens avec qui on partagent le sang. Le sang lui, il coule, comme une rivière, jusqu'à la mer. La dégustation d’un repas tout simple devant un feu de bois devient un festin digne de tout grand hôtel. Des liens se lient entre nous, la terre et ses habitants rencontrés au passage. Le voyage nous rend pate à modeler, a nous de s’adapter aux situations qui se présentent. A nous de créer notre vie.
Une fois un voyageur, pour toujours un voyageur. Il n’y a pas de retour en arrière, on ne peut que continuer d’avancer a travers les chemins qu’offre la vie. Pour moi, le voyage c'est la vie. Le voyage tiens beaucoup plus aux gens que l'on rencontre, qu'aux paysages qui s'etendent devant nous aussi sublimes soient ils.
Alors, si je ne peux répondre a ces grandes questions, je peux partager mes aventures, des images et des mots, et c’est déjà beaucoup ... et que le voyage continue!
Un autre texte sur le voyage.
Photos prisent au Nepal, a Kathmandou et au Parc National de Khapat.
De retour en France, je me mets lentement à lire des récits de voyages, une catégorie de livres que je n’ai pas encore vraiment explorée. Je suis plus habituée à lire des vieux traités de religions/philosophies et autres obscurités métaphysiques. « Des livres chiants », comme dit mon père. Une nouvelle période de ma vie s’ouvre, et les livres suivent avec. Peut être qu’avec l’âge, les questions m’intéressent moins. Je sors donc des textes dans lesquels les écrivains se posent des questions trop compliquées pour y trouver des réponses. Je laisse « qui suis-je et dans quelle étagère » pour d’autres, moi, je n’ai trouvée qu’un être en évolution constante. Je lève la tête de mes grimoires, et trouve des récits pour me faire rêver dans la grisaille du métro parisien. Je continue de lire Alexandra David Néel, un livre a la fois. Puis je découvre Joseph Kessel, un bourlingueur a l’œil aiguisé comme un couteau a double tranchant.
Et puis, je lis des récits dans expemag, et je me dis que c’est une bonne idée de s’inspirer de tels récits pour de mon cote partager quelques pensées.
Une des questions qui revient souvent est a propos de voyage.
Ah, le voyage, un bien grand sujet qui a remplie bien des pages. Et d’abord, pourquoi partir ? Pourquoi revenir et peut on vraiment revenir ? Et puis, qui sont ces voyageurs ?
Le mot « voyage » est intéressant. Pour moi, le voyage c’est la vie. Toute notre vie nous voyageons, car a travers nos marches a travers le monde, c’est bien une découverte intérieure dans laquelle nous nous aventurons. Ces questions concernant le voyage sont comme le mantra silencieux de l’explorateur. A un moment, ou bien a un autre, il se les posera. Il va, c’est tout, sans jamais vraiment savoir ce qui l’attend. A un moment, tout le monde se posera cette question. Assis devant un feu de bois, ou bien assis tranquille dans son salon regardant un documentaire d’autre part, les voyageurs rêvent et continuent de faire rever.
Pour certains ces questions passent comme un nuage, pour d’autres elles deviennent une obsession, d’autres les vivent, tout simplement, sans se poser trop de questions.
Pourquoi part-on ?
Peut être y a-t-il autant de raisons de partir que de voyageurs. Chacun sa valise a la main, chacun son passe, chacun ses rêves. On a tous à un moment ou à un autre penser a partir, à tout quitter. Ras le bol de tout, on veut passer à autre chose. Mais voila, il y a la famille, il y a les maisons et autres attachements, et puis il y a la vie. La vie elle est aventure, et c’est un autre chemin. L’aventure, c’est l’incertitude, c’est le moment, c’est le lâcher prise.
Alors, la grande aventure, certains la vivrons, ceux la sont très rares. Comme des oiseaux exotiques, ils ont un je ne sais quoi dans les yeux comme si ils appartenaient à un autre monde. Ceux la, gardent l’immensité du ciel tatouer sur leur visage, des sourire grand comme l’océan aux lèvres. D’autres, bien plus nombreux, gouteront des bouts ici et la, et cela suffira, parce qu’âpres tout, le voyage n’est pas fait pour tout le monde, et tout le monde n’est pas fait pour le voyage. Chacun ses rêves, chacun ses marches à gravir.
Pour moi, partir a toujours sembler une évidence. Gamine, je me baladais avec un sac, et je disais fièrement : « je pars ». Je ne savais ni ou aller, ni même qu’il y avait un monde dehors. Le désir de partir a la découverte est venue bien avant de savoir qu’il existait un monde en dehors de mon petit confort d’enfant. Mes premières découvertes ont étaient faites en colonies de vacances et en voyages familiaux. Très rapidement cette envie de voyager s’est installée en moi, pour ne plus me quitter. La vie ne pouvais m’enfermée dans une cage, j’avais besoin de respirer et de bouffer de la liberté jusqu'à m’y perdre, seulement pour mieux me trouver. Enfant sauvage, je voulais juste partir et être libre.
Alors un jour, je suis partie. J’ai pris mon sac, mon journal et mes pieds, et j’ai pris la route…
On ne peut pas revenir du voyage. On ne peut jamais revenir pour la simple raison que nous ne sommes plus les mêmes. Revenir serait comme de demander que les jours de la semaine reviennent en arrière. Le temps passe, on ne peut pas le retenir. Revenir serait comme de vouloir retourner a notre enfance, ce n’est pas possible parce que nous avons grandis. Durant le voyage, nous avons remplis nos yeux de milles et une nuit, nous avons vue qu’il y a d’autres manières de vivre. Nous nous sommes enrichis. Nous avons changé, nous ne pourrons jamais revenir, parce que nous ne sommes plus les mêmes.
Le voyage nous change, inexorablement, sans retour en arrière, pour le meilleur et pour le pire. Le voyage nous a fait découvrir que la famille est aussi les gens que l’on aime et avec qui on partage des moments forts et doux. On découvre que la famille n’est pas seulement les gens avec qui on partagent le sang. Le sang lui, il coule, comme une rivière, jusqu'à la mer. La dégustation d’un repas tout simple devant un feu de bois devient un festin digne de tout grand hôtel. Des liens se lient entre nous, la terre et ses habitants rencontrés au passage. Le voyage nous rend pate à modeler, a nous de s’adapter aux situations qui se présentent. A nous de créer notre vie.
Une fois un voyageur, pour toujours un voyageur. Il n’y a pas de retour en arrière, on ne peut que continuer d’avancer a travers les chemins qu’offre la vie. Pour moi, le voyage c'est la vie. Le voyage tiens beaucoup plus aux gens que l'on rencontre, qu'aux paysages qui s'etendent devant nous aussi sublimes soient ils.
Alors, si je ne peux répondre a ces grandes questions, je peux partager mes aventures, des images et des mots, et c’est déjà beaucoup ... et que le voyage continue!
Un autre texte sur le voyage.
Photos prisent au Nepal, a Kathmandou et au Parc National de Khapat.
Saturday, February 02, 2013
Wednesday, December 05, 2012
Le monde de la philosophie
Article in french, asking a question concerning the philosophy books of today's university programs. Most books are still called "world philosophy" and contain mainly europeen thinkers with a few greeks for antiquity. Since when is the "world" only made of Europe? And is it not time to make real "world of philosophy" books...
Enjoy for you french speakers, or bable readers:)
Qui sommes nous, dans quelle etagere, ou allons nous?
Voici les grandes questions que la philosophie se pose depuis la nuit des temps. Pourtant apres des centenaires de reponses, nous ne semblont pas etre plus pret de trouver des reponses que nous l'etions au premier jour de nos questions. Est ce tout simplement parce que les reponses changent constament avec le temps? Ou ce peut il tout simplement qu'il n'y a pas de reponses a ces questions existentielles, parce que les questions sont trop grandes, les reponses trop fragmentees, l'etre etant bien plus grand ou bien plus petit que ces questions?
Bien entendu, il serait ridicule de penser qu'il y ai une reponse statique a une question en mouvement, tout simplement parce que l'etre lui meme est en changement constant. Comme disait un des grands penseurs francais, JP Sartres: "le seul constant est le changement".
Tuesday, November 27, 2012
Panam
Back in Panam..
.
.
Panam Panam Panam...chantait Edith Piaf. Ah Panam!
Durant de nombreuses annees, je ne t'aimais pas. Tu me semblait pretentieuse, grise, presque morte. Pourtant a chaque visite, je harpentais tes rues, je t'observais dans tes quartiers. Puis, j'ai appris a t'aimer, lentement, pas a pas.
Pourtant, notre histoire d'amour ne dure jamais longtemps. Je viens et je part, mais a chaque fois, tu continue de m'enchanter une nouvelle fois.
Durant de nombreuses annees, je ne t'aimais pas. Tu me semblait pretentieuse, grise, presque morte. Pourtant a chaque visite, je harpentais tes rues, je t'observais dans tes quartiers. Puis, j'ai appris a t'aimer, lentement, pas a pas.
Pourtant, notre histoire d'amour ne dure jamais longtemps. Je viens et je part, mais a chaque fois, tu continue de m'enchanter une nouvelle fois.
Aujourd'hui, j'aime ton histoire, ville de lumieres et de revolution.
Ville de pensees et de vieilles pierres. Oh, comme toute ville tu as tes
snobs, tes amoureux inconditionels, ceux qui pensent qu'il n'y a pas de
vie en dehors de toi. Ceux la, je les aie rencontree partout, de New
York a Mexico, ils sont partout, ceux qui se croie au centre du monde.
Laissons parler les gens, c'est ce qu'ils font de mieux apres tout. Moi,
je suis juste presque heureuse de te retrouver a chaque fois que je
reviens vers toi. Comme un amour oublie, tu reste la, a te parer des
dernieres modes; tu construit quelques batiments, et tu loue des velos
gris.
Panam, j'ai toujours aimee ton metro, ta vie interieure. J'aime ta face
neon, dans tes tubes ou le monde entier se retrouve. De l'Afrique a
l'Asie, du cus terreux a la mode la plus ridicule, tu defile dans ce
monde souterrain. Parfois, je m'assoie dans tes arteres souterraines, et
je regarde les trains passer. Les portes s'ouvrent, beantes, comme la
bouche mechanique d'un monstre sous marin, qui vomis et se nourrit en
meme temps. Suivant les heures de digestion, le monstre mange plus ou
moins, parfois, il n'a meme plus faim. Des vieux aux jeunes, tous les
accents ont un echo dans ta gorge. Les clodos y cuvent leur meilleurs
binasse, bien au chaud sur les bancs. Y'a meme des musiciens et des gens
qui racontent leurs vies dans les couloirs de tes veines. L'autre jour,
j'ai vue une petite dame toute fripee, jouant un air de violon, elle
etait belle comme sa chanson d'antant.
Panam, si je t'aime encore, c'est un peu pour ton histoire mais c'est
surtout pour les gens qui t'habitent. Tous ces visages des 4 coins du
monde m'enchantent.
Panam, tu me rappelle cette autre ville que j'aime tellement. Panam, tu as des tons de Kathmandou. Certains disent que tous les magiciens passent par toi Panam, et que les mystiques passent par Kathmandou. Alors je dois etre une magicienne mystique, parce que je vous aime toutes les 2, villes aux milles visages, villes au passe-future.
Panam, tu me rappelle cette autre ville que j'aime tellement. Panam, tu as des tons de Kathmandou. Certains disent que tous les magiciens passent par toi Panam, et que les mystiques passent par Kathmandou. Alors je dois etre une magicienne mystique, parce que je vous aime toutes les 2, villes aux milles visages, villes au passe-future.
Panam, garde ton sacre coeur en haut de ta butte, tes canaux et tes bateaux, tes bars a vins et tes grands magazins...
Panam, j'aime a te decouvrir, lentement mais surement, quartiers par quartiers, comme une belle histoire d'amour, une fleur a la fois...
Panam, j'aime a te decouvrir, lentement mais surement, quartiers par quartiers, comme une belle histoire d'amour, une fleur a la fois...
Thursday, November 08, 2012
Utopie
"Le pays qui est en fait "nulle part" est
votre vraie maison." Alexandra David Néel.
Le voyage. Ah, ce mot qui fait tant rêver. Mais qu'est ce donc vraiment que le voyage? Je pourrais citer un voyageur français qui a marque notre temps, le grand Claude Lévi-Strauss, quand il écrit pour ouverture de son livre Tristes tropiques par la terrible phrase :"Je hais les voyages et les explorateurs." Mais, c’est bien connu, Mr Lévi-Strauss n’était pas un homme de terrain. Son voyage à lui était tout d’abord intellectuel, plus que corporel.
Pour ma part, je ne hais pas les voyages, ni les
explorateurs. D'ailleurs, je ne me considère même pas comme une voyageuse,
puisque c'est des années durant que j'ai vécue dans différents pays, tel les
Etats Unis, le Danemark, ou le Népal. Le voyage en lui même, de bouger d'un
endroit a l'autre, non, je dois avouer que je ne suis pas fan. J'aime rester
quelque part, j'aime y travailler, y rencontrer des gens, j'aime y vivre.
Et puis, une chose que la vie m’a apprise, est que je ne hais vraiment rien, je suis bien trop feignante pour cela. Si peut être parfois, je ne comprends pas quelque chose, si le sujet m’intéresse, il me faut alors approfondir le sujet. Une fois que j’ai fais le tour du sujet, il s’evanouie et devient simple objet d’observation. Si je ne suis pas forcement du même avis, cela ne veut pas dire que je dois haire pour autant. Bien entendu, nous avons tous nos gouts, mais nos gouts changent avec le temps. Ce que j'aimais hier n'est pas forcement ce que j'aimerais demain, et vice versa. L'amour d'ailleurs est un bien grand sujet, un sujet que tout voyage mets bien à l'épreuve, puisque le vrai, le grand voyage est une découverte de soi même, jusqu'à l’absence d’un soi constant. Et puis, si vraiment je n'aime pas quelque chose, je n'y prête juste pas attention. Pourquoi gâcher du temps avec quelque chose que l'on n'aime pas, quand il y a tant de choses à aimer... Maya, maya, quant tu nous tiens ! Jusqu'à ce qu’aimer tout veut dire ne rien vraiment aimer, il ne reste plus qu’à observer et à jouer au théâtre de la vie. On devient alors l’artiste conscient de sa propre vie, loin du formatage de la société, de la famille, toutes ces modes qui passent comme le vent.
" Si tout n’est qu’illusion, alors, il faut choisir l’illusion que l’on préfère. " Baba Charlie.
Alors, pourquoi choisir cette phrase pour ouvrir une pensée sur le voyage? Tout simplement, pour mon amour des livres, un hommage. Car, les livres, eux aussi sont des grands voyages, et les Tristes tropiques m'on tenue compagnie durant une marche d’un mois dans l'Ouest du Népal qui m'a beaucoup marquée. Même quand je ne suis pas d’accord, les livres demeurent de fideles compagnons.
"L'aventure, cette revanche sur la vie." Vincent Greby.
Le voyage, c'est bien l'aventure. On ne peut jamais prévoir à
quel point il va nous changer. Si certains recherchent juste à confirmer des
pensées déjà préconçues, d'autres plus courageux, osent se remettre en
question. Le vrai voyage, est bien loin de la carte postale, des temples à n'en
plus finir, ou des repas dans des grands hôtels. Le vrai voyage fait peur, il
est terrifiant, le vrai voyage nous amène au bord de nos limites, physiques et
psychologiques. Le vrai voyage nous ramène à nous même, il épure, il nettoie le
superflue, ne laissant derrière lui qu'une carcasse qui nous reste plus qu’à
reconstruire entièrement.
Picasso disait que pour regarder de l'art, il est nécessaire
de laisser ses bagages derrière soi. Le voyage est un art, l'art de s'ouvrir au
monde et à d'autres façons de penser. Le voyage nous fait comprendre que tout
ce que nous sommes ne sont qu'idées reçues, et que la réelle découverte réside
dans le fait de pouvoir mettre ces idées à dure épreuve, pour enfin pouvoir se
créer.
Aventureuse que je suis, j'ai mises mes idées à dure épreuves. Pour cela j'ai absorbée des cultures, comme certains mangent des sucreries. Pour une bonne absorption, comme pour un bon repas, il faut digérer. Alors, j'écris, c'est ma forme de digestion. Presque 40 ans plus tard, 26 ans hors de mon pays natal, j'ai besoin de partager ce gros repas. "L'art est l'organisation du chaos apparent de la vie" disait un artiste dont j'oublie le nom. Alors, depuis gamine, l’écriture a toujours était pour moi une façon d’organiser mon monde intérieur. J'écris, je noircie des pages, je griffonne.
Durant nos voyages, un jour vient, ou certaines
responsabilités nous rappelle à la "maison". Ce terme
"maison" est lui même une grande question. Car la "maison"
devient bien autre chose, après l'avoir quittée de si nombreuses fois, ou
l'avoir portée sur son dos à travers des territoires inconnus. La
"maison" devient le cœur, la maison devient un repas entre amis, la
maison devient soi même, on apprend à vivre avec soi, partout, ou que l’on soit.
Parfois, on n’a d’autre choix que de s’adapter. On apprend que la
"maison", home sweet home, est proche du Om des Hindous et
Bouddhistes. Cet Om, le son de l'univers, mantra psalmodié à longueur de journée
par certains, tournant les moulins à prières. Cet Om, dont on ne peut se
défaire, même au fin fonds du monde. Car cet Om, c'est nous mêmes, ou plutôt
notre relation avec nous mêmes face au monde qui nous entoure.
Une partie de mon Om, c'est la famille. Ma famille
m'appelant, je rentre. Française en France, je reviens, je fais une nouvelle
pause de digestion.
Le voyage, s’il peut être très physique, est aussi un
endroit psychologique. A travers le voyage, c'est surtout un espace intérieur
que nous explorons. Comme l'enfance, l'amour ou autre émotions, comme la faim ou
le confort, ces endroits sont des espaces que nous pouvons revisiter quand nous
le souhaitons. Il suffit de sortir une photo d'un endroit jadis visité pour y
retourner, l'espace d'un instant sans durée. Il suffit de sentir l'odeur de la
tarte qu'une grand mère faisait pour retourner dans un espace de notre enfance.
Il suffit de tomber amoureux pour se retrouver dans l'espace amoureux. Ces
états intérieurs sont bien des espaces géographiques, tout aussi réel que n'importe quelle ile, désert,
jungle, ou montagnes enneigées.
L'espace intérieur, comme une cathédrale virtuelle faite de
souvenirs ou chaque brique est une mémoire, est notre propre création. A chacun
de créer la cathédrale de nos rêves. Certains aiment accumuler des objets,
d'autres décident de se séparer des objets, se demandant même si la cathédrale
est nécessaire à leur bonheur, et si une petite chambre ne fera pas simplement l'affaire.
C'est avec le temps que l'on apprend à découvrir. Le temps
n'est ni linéaire, ni circulaire, le temps est le temps, c'est tout. Il ne
demande rien, ne veux rien, il est là et cela lui suffit. Le temps, tout comme
l'espace, ne change pas. Ils sont aussi immuables que l'impression qu'ils
existent vraiment. Seule notre perception de ces concepts change. Et seul ce
changement de perception nous apporte nos valeurs de vie et de mort.
Cette cathédrale intérieure, que nous nous sommes tous
fabriques, seulement nous même pouvons la façonner à nos gouts. Les outils que nous avons pour cette tache sont nos
senses. Et comme pour tout outil, nos senses doivent être bien affutés, ils
doivent être entretenus et compris, pour pouvoir les utiliser à bon essuie. Comme
pour toute machine, il faut s’avoir l’entretenir et s’en servir.
Le plus profondément on étudie notre cathédrale intérieure, le plus on réalise que cette cathédrale n'existais pas vraiment, qu'elle n'est qu'artifice, comme toute création, une sorte de paradis artificiel faite de sucre. La vraie cathédrale, comme le graal, est le grand voyage: elle est en mouvement constant. Elle est notre découverte du monde dans lequel nous vivons, découverte à travers laquelle nous nous re-trouvons. Le graal n’était qu’une histoire parmi d’autres, il n'était qu'un appas pour nous faire avancer dans nous-mêmes. Le vrai voyage ne s'arrête jamais, il change de direction, il évolue en même temps que nous. Le grand voyage, c'est la vie elle même. Que l'on traverse le monde de part et d'autres ou que l'on fasse une famille dans notre village natal, la vie est l'art du voyage, et il commence toujours ici et maintenant.
" Le caractère de toute choses composées est
l'impermanence. " Sakyamuni Buddha.
Le voyage c'est la liberté de l'incertitude, alors, que l’on
le veuille ou non, le voyage continu. La
vie devient une construction permanente de soi, le voyage comme l’ouverture au grand vide de sa propre vie...lieu de toutes possibilités...
"Je n'ai jamais prétendue vous enseigner quoi que ce
soit. Je vous invite simplement à considérer, à douter, et à chercher." Alexandra
David Néel.
Photos prises a Kathmandou, Nepal.
Tuesday, October 23, 2012
World's largest Thanka
"Do not dwell in the past, do not dream of the future,
concentrate the mind on the present moment."
Buddha.
Buddha.
So, we went to see the world's largest thanka.
In Kathmandu stadium, 50 meters by 40 meters, the thanka took the entire stadium. In front of it, the buddhist community made pujas, under the october sun.
Cops and monks.
A monk bowing.
Young novices.
And of course, the kora goes on....
Om Mane Padme Om
Om Mane Padme Om
Location:
Népal
Thursday, October 11, 2012
Organikart
Pour organizer mes dessins et autres formes d'art, j'ai cree Organikart. Vous pouvez me retrouver sur Facebook: organikart. J'y aie mis bijoux en macrames et peintures.
Car c'est bien beau de voyager et de creer...mais qu'en faire? Que faire des toutes ces pensees, et autres formes qui passe par la tete? Ce serait si facile de mettre tout cela en noir et blanc, mais voila...c'est d'une palette de gris d'arc en ciel dont j'ai besoin.
Si le voyage m'as appris une chose, c'est bien l'impermanence, le changement constant, qui devient presque un effet statique une fois qu'il est saisie par l'esprit. Y'a rien de vraie, rien de faux, c'est tout artificiel et c'est bien jolie comme ca. Y'en a qui l'appelle Maya, et maya aime dancer.
Alors pendant que le monde tourne, je fais des bidules, je decore les murs, j'observe ce mouvement constant, comme un jeux de cartes, dont la partie ne finis jamais. Y'a d'ailleurs aucun veritable gagnant dans ce jeux des je, ni meme de perdants. Quoi que, y'en a quand meme qui se debrouille pour etre plus heureux que d'autres, et le bonheur, la paix, ca n'a pas de prix.
Y'en a qui voyagerez le monde, sans jamais rien voir d'autre que leur propres certitudes, on appelera cela les idiots. Y'en a d'autres qui voyagent, et comprennent que personne n'a tord ni raison, que ce ne sont apres tout que des points de vues differents, et que meme ces points changent celon notre position. On les appelera les cartographes...
Les idiots appeleront les cartographes des idiots, et vice versa. Le tout beat devant la soupe quantique de maya. Les sages eux, ne diront trop rien, s'enfoncant dans un monde de silence ou tout est or. Mais moi, je n'ai jamais etais une enfant sage, alors j'organize mes bidules, je compte les arnaques et je chante des chansons. Je fais des bulles comme un poisson hors de l'eau, je m'amuse et saute d'une crise existentielle a l'autre. Je suis une enfant moderne, bercee par la fragmentation de l'incertitude. Et dans le fond, je suis aussi vide qu'un poirier, et parfois meme, j'ai des sursauts de sagesse...et tout deviens dore, comme mort dans un musee abandonee des mots...le silence envahit...jusqu'au prochains sursauts de l'ame, la petite soeur de maya...la danse recommence...
Car c'est bien beau de voyager et de creer...mais qu'en faire? Que faire des toutes ces pensees, et autres formes qui passe par la tete? Ce serait si facile de mettre tout cela en noir et blanc, mais voila...c'est d'une palette de gris d'arc en ciel dont j'ai besoin.
Si le voyage m'as appris une chose, c'est bien l'impermanence, le changement constant, qui devient presque un effet statique une fois qu'il est saisie par l'esprit. Y'a rien de vraie, rien de faux, c'est tout artificiel et c'est bien jolie comme ca. Y'en a qui l'appelle Maya, et maya aime dancer.
Alors pendant que le monde tourne, je fais des bidules, je decore les murs, j'observe ce mouvement constant, comme un jeux de cartes, dont la partie ne finis jamais. Y'a d'ailleurs aucun veritable gagnant dans ce jeux des je, ni meme de perdants. Quoi que, y'en a quand meme qui se debrouille pour etre plus heureux que d'autres, et le bonheur, la paix, ca n'a pas de prix.
Y'en a qui voyagerez le monde, sans jamais rien voir d'autre que leur propres certitudes, on appelera cela les idiots. Y'en a d'autres qui voyagent, et comprennent que personne n'a tord ni raison, que ce ne sont apres tout que des points de vues differents, et que meme ces points changent celon notre position. On les appelera les cartographes...
Les idiots appeleront les cartographes des idiots, et vice versa. Le tout beat devant la soupe quantique de maya. Les sages eux, ne diront trop rien, s'enfoncant dans un monde de silence ou tout est or. Mais moi, je n'ai jamais etais une enfant sage, alors j'organize mes bidules, je compte les arnaques et je chante des chansons. Je fais des bulles comme un poisson hors de l'eau, je m'amuse et saute d'une crise existentielle a l'autre. Je suis une enfant moderne, bercee par la fragmentation de l'incertitude. Et dans le fond, je suis aussi vide qu'un poirier, et parfois meme, j'ai des sursauts de sagesse...et tout deviens dore, comme mort dans un musee abandonee des mots...le silence envahit...jusqu'au prochains sursauts de l'ame, la petite soeur de maya...la danse recommence...
Wednesday, October 10, 2012
A round the world...
"Strange
- is it not? That of the myriads who Before us passed the door of
Darkness through, Not one returns to tell us of the road Which to
discover we must travel too."
Horace
Le voyage, c'est l'acceptance de l'incertitude...faut continuer de bouger, comme une feuille au vent, les evenements me porte, et je me laisse gaiment porter. Bientot, les sacs seront refait, encore une chambre a quitter, une autre a retrouver. Encore une vie a recommencer. Combien de vies peut on avoir en une vie? Un nombre infinis...
Je vais quitter ces belles montagnes de l'Himalaya qui m'ont acceuillies tant bien que mal, pour retrouver une douce Normandie aux paturages verts. Les momos deviendront des raviolis, le riz se transformera en baguette, et je baignerais dans la lumiere artificielle de la fee electrique. Dans mon sac a dos, j'emmenerais des souvenirs et autres babiolles qui font la vie, quelques couleures et autres bijoux, un compagnon, et quelques annees en plus.
Rien ne me manque, tout me manque, je tourne les pages du livre de la vie, comme un roman d'aventure. Je ne sais jamais ou je vais, je sais ou je suis, ici, c'est tout. Je n'aime rien en tout aimant, les choses passent dans leur impermanence permanente, et je continue de mettre un pied devant l'autre...avancant pour allez nulle part, ici et la...j'ere en nomade sedentaire...car le voyage, je ne l'ai jamais vraiment aime, mais ca c'est une autre page...c'est "l'ordre du chaos" comme ecrit mon ami...
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